Sally Mann et « l’ange de l’incertitude »

Sally Mann - Shiva at Whistle Creek

Sally Mann – Shiva at Whistle Creek

Face aux œuvres de Sally Mann, qui met en scène essentiellement ses propres enfants, on ne peut rester indifférent, bien que les sentiments soient parfois mitigés…

« C’est un des talents de Sally Mann que de nous déranger ainsi (…)

Il y a bien sûr chez elle une volonté d’intimité, de simplicité, très naturelle et où le sentiment de provocation vient plus de nos propres inhibitions que d’une perversité photographique (…)

Sally Mann utilise le collodion humide, technique d’il y a plus d’un siècle qu’elle revisite, technique délicate, tactile, picturale, aux antipodes de la modernité technologique froide, technique qui permet l’intervention manuelle de l’artiste, badigeonnant ses plaques d’enduit avec un pinceau, et l’intervention du hasard, poussières et saletés se déposant sur la plaque pour y créer des incongruités, des accidents. Cette culture de l’accident, ce refus de se plier totalement au dictat de la technique parfaite, immaculée, donnent à ses photographies un caractère poignant. » *

L’artiste prie pour la visite de « l’ange de l’incertitude », sorte de valeur ajoutée de l’inattendu, au moment de la capture de ses images.

* http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2010/08/01/la-perte-de-linnocence-sally-mann/

Julia Margaret Cameron

I wait (Rachel Gurney)

I wait (Rachel Gurney)

De l’Angleterre victorienne aux climats exotiques de Ceylan, les photographies de Cameron sont une plongée dans le monde anglo-saxon de la deuxième moitié du XIXe siècle. Le travail de Julia Margaret Cameron est empreint d’une esthétique rappelant celle des Préraphaélites.
Ses portraits sont originaux, car elle emploie des cadrages très rapprochés, en très gros plan, jouant de l’éclairage pour estomper les détails et obtenir des effets de clair obscur. Elle donne ainsi à ses images une impression d’intimité, une intensité psychologique, et une dimension profondément mélancolique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Julia_Margaret_Cameron

La dernière pellicule Kodachrome

En 2009, quand Kodak a annoncé l’arrêt définitif de la célèbre pellicule Kodachrome, Steve Mc Curry, grand photographe et amoureux de la couleur, a demandé à Kodak de lui réserver, si cela était possible, la toute dernière pellicule qui sortirait des chaînes de production. Kodak a accepté et voilà ce que Mc Curry en a fait…

http://stevemccurry.com/galleries/last-roll-kodachrome

Merci à Gilles pour cette histoire comme il les aime 😉
https://www.facebook.com/gilles.duverneuil.9