Comme à Ostende

Reprise par Arno :

Version de Léo Ferré :

On voyait les chevaux d’la mer
Qui fonçaient la têt’ la première
Et qui fracassaient leur crinière
Devant le casino désert
La barmaid avait dix-huit ans
Et moi qui suis vieux comm’ l’hiver
Au lieu d’me noyer dans un verr’
Je m’suis baladé dans l’printemps
De ses yeux taillés en amande

Ni gris ni verts, ni gris ni verts
Comme à Ostende et comm’ partout
Quand sur la ville tombe la pluie
Et qu’on s’demande si c’est utile
Et puis surtout si ça vaut l’coup
Si ça vaut l’coup d’vivre sa vie

J’suis parti vers ma destinée
Mais voilà qu’une odeur de bière
De frites et de moul’s marinières
M’attir’ dans un estaminet
Là y avait des typ’s qui buvaient
Des rigolos des tout rougeauds
Qui s’esclaffaient qui parlaient haut
Et la bière on vous la servait
Bien avant qu’on en redemande

Oui ça pleuvait, oui ça pleuvait
Comme à Ostende et comm’ partout
Quand sur la ville tombe la pluie
Et qu’on s’demande si c’est utile
Et puis surtout si ça vaut l’coup
Si ça vaut l’coup d’vivre sa vie

On est allé, bras d’ssus, bras d’ssous
Dans l’quartier où y a des vitrines
Remplies de présenc’s féminines
Qu’on veut s’payer quand on est sôul
Mais voilà que tout au bout d’la rue
Est arrivé un limonair’
Avec un vieil air du tonnerr’
A vous fair’ chialer tant et plus
Si bien que tous les gars d’la bande

Se sont perdus, se sont perdus
Comme à Ostende et comm’ partout
Quand sur la ville tombe la pluie
Et qu’on s’demande si c’est utile
Et puis surtout si ça vaut l’coup
Si ça vaut l’coup d’vivre sa vie

Une autre chanson à propos d’Ostende : Bashung, « à Ostende »

À Ostende j’aime Gibraltar
Ses rochers qui s’ingénient
À me faire du plat

À Ostende
Je tire au stand
Je gagne des otaries

La mer se retire
Cache ses rouleaux
À l’ombre des digues
Elle et moi on s’ennuie

Nos souvenirs
Font des îles flottantes
À Ostende
J’ai la hantise de l’écharpe
Qui s’effiloche à ton cou

À Ostende j’aime Epinal
Ses ondées lacrymales
À l’arrivée du ferry

Un soupçon de fadeur
Un rien de tragédie
Et je pleure
Mon collyre
Ma colère

Flottez hippocampes
Droits comme des i
Laissez vous porter
Par l’extrême obligeance

Faites fi
De la géographie
Des petits ensembles
Des grands amphis

À Ostende
J’aime Gibraltar
À Ostende
J’appréhende
Les forces en présence

Je paye en yens
Des offrandes carabinées
À des païennes indifférentes
À mes palabres

À Ostende
Tout me navre

À Oslo j’aime Agadir
Son brouhaha
À Java j’aime La Villette
À l’Alma je soupire
En Ukraine j’aime le fado
À Ostende

Flottez hippocampes
Droits comme des i
Laissez vous porter
Par l’extrême obligeance

Faites fi
De la géographie
Des petits ensembles
Des grands amphis

À Ostende j’aime Gibraltar
Ses rochers qui s’ingénient
À me faire du plat

La mer se retire
Cache ses rouleaux
À l’ombre des digues
Elle et moi on s’ennuie

Nos souvenirs
Font des îles flottantes
À Ostende
J’ai la hantise de l’écharpe
Qui s’effiloche à ton cou

En photo

Bashung – Danse d’ici

Bashung – Danse d’ici

J’ai beau me creuser
M’inoculer du sucre candi
Du sérum physiologique
J’ai mauvaise mine
Les danses d’ici
Se différencient
Des danses du ventre
Mouillent la redingote
Parfois la chemise
Je peux pas m’empêcher
De m’empêtrer
Dans ton chandail

Aller au charbon
Aller aux ouailles
Chercher la houille

J’ai beau invoquer
Interroger mes cellules grises
Sophistiquer l’attirail
Les danses d’ici
Versent des litanies
Emblèmes problèmes
De camélias qui m’oxydent
Il manque un wagon
Un boute-en-train
Des victuailles

Aller au charbon
Aller aux ouailles
Chercher la houille
Et pour finir
Recommencer
Se lever tôt
Ne rien retenir

Tout ceic n’est
Pas pour me déplaire
C’est de l’orangeade
Qui perle à mon front
Les yeux me piquent
Et je pars me frotter l’abdomen
Aux Comores

Aller au charbon
Aller aux ouailles
Chercher la houille
Et pour finir
Recommencer
Se lever tôt
Ne rien retenir

Frôler l’éphémère – Adieu Bashung – Play blessures

Alain_BASHUNG_
… S’il fallait n’en choisir qu’une, ce serait celle-là :
Dans ma tête, mon coeur et mon corps, LA chanson absolue, écrite en collaboration avec Gainsbourg en 1982, et interprétée dans cette vidéo avec mon autre amour effondré à sa manière, Bertrand Cantat. (Volontaire, album Play blessures).
Emotions censurées
J’en ai plein le container
Je m’accroche aux cendriers
M’arrange pas les maxillaires
Section rythmique, section de combat
Effets secondaires
C’est quelles séquelles
C’est tout ce qui me reste de caractèreTête brûlée
J’ai plus qu’à m’ouvrir le canadair
N’essayez pas de m’éteindre
Je m’incendie volontaire
A l’analyse il ressortirait
Que je suis pas d’équerre
Vol de nuit sur l’Antarctique
J’attends la prochaine guerreJamais d’escale
Jamais de contact
Avec l’ordinaire
Perdu la boussole le compas
Erreur volontaire
Frôler des pylônes
Des canyons
Frôler l’éphémère
Si tu touches
Si tu te crashes
Tu rentres dans le légendaire
Réalité
Réalités
Punition exemplaire
Si c’est pour jouer les fugitifs
Moi je suis volontaire

Volontaire

Et comme personne n’a dit qu’il fallait se limiter à une :
D’heure en heure
L’apiculteur se meurt
Il a eu son heure
Il a fait son beurre
Api apiculteurD’heure en heure
L’apiculteur effleure
La fin du labeur
Api apiculteurDans une autre vie
Les marguerites s’effeuillent au ralenti
Personne n’est vainqueur
Les proies les prédateurs
Savourent le nectar
D’une pomme d’api
Api apiculteur

L’heure c’est l’heure
On n’est pas d’humeur
A verser des pleurs
Fières ont les ouvrières
Le jour en tailleur
Le soir en guépière
Quand la mort vous susurre
Des serments veloutés
Que rien n’est moins sûr
N’aura plus d’importance
Ni la chaleur
Ni les piqûres

Api apiculteur
Api apiculteur

D’heure en heure
L’apiculteur se meurt
Trouve l’interrupteur
Une oasis
Aux allées bordées d’épagneuls
Que la splendeur n’effraie plus
Api apiculteur
Api apiculteur
Api apiculteur
Api

Silence mes anges http://www.deezer.com/track/2443897 Silence mes anges Se réconcilient