Frôler l’éphémère – Adieu Bashung – Play blessures

Alain_BASHUNG_
… S’il fallait n’en choisir qu’une, ce serait celle-là :
Dans ma tête, mon coeur et mon corps, LA chanson absolue, écrite en collaboration avec Gainsbourg en 1982, et interprétée dans cette vidéo avec mon autre amour effondré à sa manière, Bertrand Cantat. (Volontaire, album Play blessures).
Emotions censurées
J’en ai plein le container
Je m’accroche aux cendriers
M’arrange pas les maxillaires
Section rythmique, section de combat
Effets secondaires
C’est quelles séquelles
C’est tout ce qui me reste de caractèreTête brûlée
J’ai plus qu’à m’ouvrir le canadair
N’essayez pas de m’éteindre
Je m’incendie volontaire
A l’analyse il ressortirait
Que je suis pas d’équerre
Vol de nuit sur l’Antarctique
J’attends la prochaine guerreJamais d’escale
Jamais de contact
Avec l’ordinaire
Perdu la boussole le compas
Erreur volontaire
Frôler des pylônes
Des canyons
Frôler l’éphémère
Si tu touches
Si tu te crashes
Tu rentres dans le légendaire
Réalité
Réalités
Punition exemplaire
Si c’est pour jouer les fugitifs
Moi je suis volontaire

Volontaire

Et comme personne n’a dit qu’il fallait se limiter à une :
D’heure en heure
L’apiculteur se meurt
Il a eu son heure
Il a fait son beurre
Api apiculteurD’heure en heure
L’apiculteur effleure
La fin du labeur
Api apiculteurDans une autre vie
Les marguerites s’effeuillent au ralenti
Personne n’est vainqueur
Les proies les prédateurs
Savourent le nectar
D’une pomme d’api
Api apiculteur

L’heure c’est l’heure
On n’est pas d’humeur
A verser des pleurs
Fières ont les ouvrières
Le jour en tailleur
Le soir en guépière
Quand la mort vous susurre
Des serments veloutés
Que rien n’est moins sûr
N’aura plus d’importance
Ni la chaleur
Ni les piqûres

Api apiculteur
Api apiculteur

D’heure en heure
L’apiculteur se meurt
Trouve l’interrupteur
Une oasis
Aux allées bordées d’épagneuls
Que la splendeur n’effraie plus
Api apiculteur
Api apiculteur
Api apiculteur
Api

Silence mes anges http://www.deezer.com/track/2443897 Silence mes anges Se réconcilient

4 réflexions sur “Frôler l’éphémère – Adieu Bashung – Play blessures

  1. un chanteur que je connais bien mal… mais une très belle chanson…Suite à ton com… le magasin des suicides… livre qui se lit comme un petit divertissement… tranquillement… trop facilement…BizBiz

  2. Bien sûr, il y a les guerres d\’IrlandeEt les peuplades sans musiqueBien sûr, tout ce manque de tendreEt il n\’y a plus d\’AmériqueBien sûr, l\’argent n\’a pas d\’odeurMais pas d\’odeur vous monte au nezBien sûr, on marche sur les fleursBien sûr, il y a nos défaitesEt puis la mort qui est tout au boutNos corps inclinent déjà la têteÉtonnés d\’être encore deboutBien sûr, les femmes infidèlesEt les oiseaux assassinésBien sûr, nos cœurs perdent leurs ailesBien sûr, ces villes épuiséesPar ces enfants de cinquante ansNotre impuissance à les aiderEt nos amours qui ont mal aux dentsBien sûr, le temps qui va trop viteCes métro remplis de noyésLa vérité qui nous éviteBien sûr, nos miroirs sont intègresNi le courage d\’être juifNi l\’élégance d\’être nègreOn se croit mèche, on n\’est que suifEt tous ces hommes qui sont nos frèresTellement qu\’on n\’est plus étonnéQue, par amour, ils nous lacèrent

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