Kesskeucé N°14

Célinette http://spaces.msn.com/members/patateapoil/ me propose l’image ci-dessous, que je trouve intéressante…
 
 
Le principe du jeu est toujours le même: proposez-moi vos interprétations, réalistes ou délirantes, par écrit dans les commentaires, ou par détournement d’image à cette adresse:
 
D’avance merci à tous les participants.
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43 réflexions sur “Kesskeucé N°14

  1. Ca me fait penser à une pâte de fruits écrasée à la fourchette, mais est-ce vraiment comestible ? ces p\’tits pointes blanches me font penser à une graine qui poussent… inconciliables images. Demain ce sera peut-être plus clair, bises julie 🙂

  2. Des excréments radioactifs?Des ex-crémant d\’alsace?Une MST mal soignée?Le rôti du dimache qu\’a cramé?Pluton comme on ne l\’a jamais vu?

  3. Par Saint Hibernatus, mais c\’est bien sûr !!!Il s\’agit d\’une viande hachée, à la tracabilité avérée…congelée…Eossienne… je reviendrai pour une explication moins terre à terre… gelée…

  4. Pour moi c\’est des framboises qui commencent à faire la gueule un peu comme le maïs B… ( non pas de marQ)Qu\’on a oublier de manger.J\’exsige être manger !!!!Cela dit si c\’est pas le genre de truc qui se mange …Ne pas prendre se poste en compte, merci. ;O)

  5. bien tentée par l\’idée de framboise gelée aussi décidément…hum… si j\’étais un poil de framboise je dirais:"Skieurs, soyez prudents!!!La piste rouge se dégrade en piste noire par endroits…"

  6. "Skieurs, soyez prudents!!!La piste rouge se dégrade en piste noire par endroits…" heu … ça laisse rêveur … oui mais si la framboise est en gelée ? si j\’ai bien compris ?

  7. coucou toi cela faisait bien longtemps!!! bon moi je pense à du corail sur une plage avec des rochers ou alors peut-être bien des bonbons toulousains à la lavande, en forme de fleurs mauves ( miamiam!!)!! non c pas ça?

  8. jsuis désolée mé c plus fort que moi g vraiment l\’impression de voir du corail tu sé kon voit dans les fonds marins … un indice !!! please!!

  9. Explication décalée…EPISODE IEn 1243, Enguerrand, tailleur de pierre de la région picarde épousa Aliénor, brodeuse… Le jeune couple aurait vécu la plus paisible des vies médiévales, si au détour de l\’hiver 1247, alors qu\’Aliénor et lui étaient âgés de 23 ans, et peinaient à être parents, Enguerrand ne fît une bien étrange rencontre sur le chantier de la cathédrale d\’Amiens, où il travaillait alors…A l\’heure se la pause syndicale du déjeuner, un homme, à l\’allure altière s\’approcha de lui, et lui fit la demande suivante: "Oyez compagnon tailleur, n\’etz tu pas cestuy là que l\’on nomme Enguerrand ?"Enguerrand opina, et l\’homme aussitôt continua " Je suis porteur d\’un message que Merlin de Bretagne souhaite te délivrer".A ces mots Enguerrand se dit qu\’il lui fallait de ce pas arrêter la cervoise comme le lui répétait souvent Aliénor."Tu es cestuy là qui le Graal verra et l\’éternité ici bas connaîtra"… comme il était venu, le noble chevalier disparut…FIN DU PREMIER EPISODE

  10. EPISODE IILe temps passa, sans qu\’aucune progéniture ne vienne égayer de ses cris le foyer. Mais qu\’importe, Enguerrand et Aliénor s\’aimaient, de cet amour qu\’on dit courtois, en d\’autres lieux… un amour qui fit, à l\’époque, pâlir d\’envie Iseult et son amant, et fit le lit de la presse people.Le temps passait donc, et Enguerrand n\’avait pas oublié les paroles du maître Yoda, reçue un midi d\’avril 1247:"Tu es cestuy là qui le Graal verra et l\’éternité ici bas connaîtra"L\’hiver 1249 marqua la fin de la construction de la cathédrale d\’Amiens. Les compagnons tailleurs de pierre s\’en allèrent, comme ils étaient venus, proposant leurs services aux promotteurs immobiliers du Royaume (les Evéchés).Enguerrrand avait ouï dire que l\’Evêque de Bayeux cherchait de la main d\’oeuvre. Et c\’est ainsi que les amants quittèrent leur Picardie natale pour les terres du Far Ouest. (mais Aliénor, qui était de lointane souche normande revait depuis toujours … d\’aller revoir sa Normandie)Aliénor s\’emmerda franchement à broder 70 mètres durant des licornes et les heures guerrières de Guillaume le Conquérant…, mais elle se consolait en pensant à l\’ascenseur social qu\’ils avaient pris… et à la douceur angevine du climat (…)Enguerrand en effet du rang de simple apprenti avait été promu maître architecte dans la Guilde des Compagnons tailleurs du Calvados…A l\’issue de la construction de l\’Abbaye aux Hommes, à Caen, les caisses de l\’évéché ayant été grévées par les multiples insérrections du peuple des faux-bourgs (banlieues, à mille lieues bannies du Lieu Saint), Enguerrand fut convoqué par le Seigneur de Trippes, habillé à la mode de Caen." Architecte, nous ne pouveons hui t\’offroir le pécule que tu méritz. Mais ton travall mérite une récompense. Ainsi, libre à toi de choiseir dans le trésor de l\’Eglise la rétribution que te semblera juste"FIN DE L\’EPISODE II

  11. EPISODE III (désormais disponible en DVD et VHS)Résumé des épidodes précédents: XIIIème siècle – Enguerrand le tailleur de pierre et Aliénor la brodeuse s\’aiment d\’amour tendre, mais peinent à être parents. Un jour Enguerrand reçoit la visite d\’un émissaire de Merlin lui prédisant qu\’il verra le Graal et connaîtra la vie éternelle. En Normandie, où les délocalisations d\’entreprises ont conduit les époux, le Duc de Trippes, habillé à la mode Caen, propose à Enguerrand pour le récompenser de son travail de choisir à son gré un objet du Trésor."Le Chevalier de la Croix Guérin te compagnonera à la salle du Trésor. Sois à complies tapantes, avant le couvre feu, sous le tympan pimpant de l\’Eglise Saint Sauveur" précisa le Duc de TrippesEnguerrand honoré par la reconnaisance de son suzerain s\’inclina humblement, en signe d\’allegeance.Prenant congé, il réalisa que ce rendez-vous impromptu lui ferait manquer ce soir la rencontre de sioule entre Lutèce et Massilia.Aliénor, bien que fière et curieuse de ce noble présent voyait d\’un mauvais oeil le départ d\’Enguerrand à l\’heure du couvre feu. Depuis plus de 20 nuits les soulèvements du peuples d\’Hérouville et de ses environs ébranlaient le pouvoir, rendant parfois inique et rude le ministre du duc chargé de la police.A l\’heure dite, Enguerrand paré de son plus beau surcot arriva sans encombres à la place Saint Sauveur.A peine se fut-il installé sous le tympan pimpant que la porte de l\’Eglise s\’ouvrit. Dans la pénombre, Enguerrand eut tout d\’abord du mal à distinguer l\’homme qui s\’approchait de lui. Et cependant il eut l\’intime conviction de le connaître. "Salut à toi, valeureux tailleur de pierre. Rien dans nos retrouvailles n\’est le fait du hasard. Je me présente, Geoffroy de la Croix Guérin, chevalier de la Table Oblonde" dit la voix qui deux ans plus tôt lui avait fait l\’étrange prédiction.FIN DU TROISIEME EPISODE

  12. EPISODE IV"Ce qu\’ores tu t\’apprêtes à vivre bouleversera ta vie, et celle des tiens. Tu peux si tu le quiers y renoncer; mais sache, jeune Enguerrand qu\’onques l\’occasion ne se représentera à toi de changer le cours de ton destin… Si tu le souhaites, tu peux en rester là, et t\’en retourner chez toi. Sinon, suis-moi, et pénétrons ensemble au coeur de cette église" lui dit Geoffroy de la Croix Guérin, chevalier de la Table Oblonde.Ces mots excitèrent l\’esprit téméraire qui sommeillait en notre jeune héros, tout autant qu\’ils le plongèrent dans les affres fébriles du choix… Il songeait aux yeux verts d\’Aliénor, aux courbes de son corps, au velours de sa peau, à leur chemin complice et cependant meutri de ne pouvoir enfanter. Etre la cause de son malheur était la chose qu\’il souhaitait le moins au monde…C\’est alors que les mots de Noah, le troubadour picard surnommé "Baldesuie" résonnèrent dans sa tête…… "Ose…Fais ta route, il est l\’heure, tu dois essayer…ose (okisé séki now, now, now, now….)"Se sentant l\’ardeur d\’un sanglier des Ardennes, il plongea son regard courageux dans celui du Chevalier Geoffroy, et lui tint à peu près ce langage:"Menez-moi au Trésor, Gente chevalier. Et que la misericorde du Seigneur Dieu me protège des ronces du chemin" ("Advienne que pourra inchallah youpi" en français moderne)FIN DE L\’EPISODE IV

  13. EPISODE VGeoffroy mena Enguerrand, au travers de la nef clair-obsur, aux fragrances d\’encens, jusqu\’à une absyde, à la gauche du trancept. Là, un petit escalier descendait à la crypte. Ils l\’empruntèrent, et se retouvèrent dans une vaste salle voutée… A la vue de de cette grande salle vide, Enguerrand se sentit oppressé. Il regretta de ne pas s\’être muni du couteau hellevete qu\’Aliénor lui avait offert pour la Saint Valentin. Geoffroy se dirigea vers le pilier central, et passa ses doigts sur une petite niche ornée d\’un coquillage…Aussitôt, un pan de mur se mut, dans un bruit gourd.D\’un regard inspirant la confiance, il invita Enguerrand à la suivre.Dans la pénombre, celui-ci ne put, dans un premier temps rien distinguer.Peu à peu, ses yeux se faisant aux arcanes, il remarqua qu\’il se trouvait dans une vaste bibliothèque, où les manuscrits aux veinules érudites cotoyaient les parchemins essaimés aux ridules fébriles. Blayant la pièce du regard, il aperçut un vaste coffre dans un coin de la pièce." Ci-git le Trésor" lui dit Geoffroy, l\’intimant d\’un geste sûr à s\’en approcher, et à l\’ouvrir.Sîtôt le lourd couvercle relevé, la pièce s\’alluma de mille reflets.De toute sa vie, Enguerrand n\’avait vu tant de richesses… pièces d\’or, bijoux, lames aux manches d\’orfèvres… chasubles et robes certies d\’or ou d\’argent…"L\’heure est venue pour toi de choiseir l\’objet qui te siera" lui dit le ChevalierEnguerrad sentit alors que le choix serait douloureux… épée travaillée de chevalier… rêve d\’enfant… diadème rutilant… une vie, sans plus besoin de travailler… Les rêves les plus fous traversaient son esprit…Soudain il se souvint des mots de sa douce Aliénor, le matin même:" On n\’a plus de verres en pyrex Enguerrand, tu penseras à passer chez le verrier Leclerc à Hérouville ce soir en rentrant"Au même moment, son regard fut arrêté par un petit calice en argent, brossé, noirci et ciselé par le temps.Il s\’en saisit.

  14. EPISODE VILe calice d\’argent rappelait à Enguerrand les timbales, offertes lors des baptèmes dans les nobles familles. Son regard se tourna vers le chevalier de la Croix Guerin, en quête d\’assenitment – Te souviens tu de la promesse de Yahvé faite à Abraham ? demanda le chevalier- Oui… le Seigneur Dieu lui dit que sa femme, Sarah, âgée de 90 ans enfanterait… Ils nommèrent cet enfant Isaac- Exact… mais ce que le Bible ne dit pas, c\’est que le Seigneur, pour sceller sa promesse, lui remit ce calice, symbole de fertilité- Je n\’ai onques ouï parler de ce présent.- C\’est normal, dit Geoffroy… les producteurs de la Bible, prévoyant des effets spéciaux couteux pour l\’épisode Moïse, et ayant déjà grévé leur pécule avec le déluge de Noé ont préféré restreindre le budget sur les autres scènes. Enguerrand était empli d\’un sentiment contradictoire, tout à la fois dubitatif, et mystérieusement honoré de ce présent. Il ne pouvait se faire à l\’idée que ce calice modifierait sa vie… et cependant il l\’espèrait…- Ne t\’en sépare jamais, ne le confie à quiconque, n\’en parle pas autour de toi… et maintenant l\’heure est venue de nous quitter. Que la force soit avec toi jeune Enguerrand Padawan… Rentre chez toi, tu as encore le temps de voir la deuxième mi-temps de Lutèce Massilia…FIN DE L\’EPISODE VI

  15. EPISODE VIIEnguerrand eut bien du mal à à garder le secret du calice à sa douce Aliénor… il ne se passait une journée sans qu\’elle ne l\’admoneste et le houspille au sujet de sa visite à Saint Sauveur.Mais Enguerrand avait donné sa parole au preux chevalier, et sentait qu\’il ne pouvait se dédire sans qu\’un grand malheur arrivât…Au bout de quelques semaines, cependant le conflit conjugal s\’apaisa soudainement à l\’annonce de l\’événement tant attendu par les époux…Aliénor était enceinte…Les années qui suivirent furent à l\’image de ce mois d\’octobre 1249, où naquit Yvon leur premier enfant… Blanche, Ghislain, Pierre et Marie le rejoignirent bientôt…A chaque nouvelle naissance, Enguerrand se rendait à l\’eglise Saint Sauveur, où il se répendait en actions de graces…… C\’est au cours de l\’automne 1255, qu\’une tragique découverte bouleversa à nouveau le cours de la vie d\’Enguerrand…FIN DE L\’EPISODE VII

  16. [erratum épiside VII: au lieu d\’automne 1255, lisez été 1255]EPISODE VIII14 juillet 1255… Aliénor et Enguerrand, comme chaque année participent au bal organisé dans les rues de la ville par la Marée Chaussée.Ils ont 35 ans… leur amour, s\’est construit, et étayé, au fil des esquilles, et cadeaux de la vie. Aux yeux de tous il figurent l\’image du foyer idéal.Virevoltant de rue en rue, ils font l\’admiration des badauds et fêtards.Aliénor, que le travail de la maternité a enrobé d\’une grâce toute féminine conserve le regard espiègle de l\’amante sensuelle… Enguerrand, lui svelte et robuste paraît le même homme qu\’il y a six ans… des cheveux en bataille, un regard noir de geai, et un sourire mutin… de ces beautés qui retiennet le regard…Aliénor le sait, et en conçoit une véritable fierté d\’amante… De gigues en bourrées, les amants enfiévrés ont parcouru la ville, et ont été happé par un attroupement aux portes de la Fnac…Là, un troubadour grisonnant, arborrant pipe et moustache égraine malicieusement des pamphlets sarcastiques, dont le succès du moment: un texte de Messire de Corneille, revisité par le dit troubadour:"Marquise, si mon visageA quelques traits un peu vieux,Souvenez-vous qu\’à mon âgeVous ne vaudrez guères mieux.Le temps aux plus belles chosesSe plaîst à faire un affrontEt saura faner vos rosesComme il a ridé mon front.Le mesme cours des planètesRègle nos jours et nos nuitsOn m\’a vu ce que vous estes;Vous serez ce que je suis.Peut-être que je serai vieille,Répond Marquise, cependantJ\’ai vingt-six ans, mon vieux Corneille,Et je t\’emmerde en attendant." A ces mots, Aliénor se sent envahie de bien tristes pensés, la projetant à la tombée du jour, dans la tiédeur du potage frémissant, quand les plus grands jouent au jardin et que Marie babille dans son berceau de buis, son regard se perd en pensées anxyogènes… "Mon bien-aimé un jour se lassera de moi, de mes traits vieillisants, lui qui garde toujours l\’apparence d\’un enfant"…FIN DE L\’EPISODE VIII

  17. [ merci d\’exercer votre clémence en lisant les discordances des temps de l\’épisode précédent !!!]EPISODE IXMais Aliénor ignorait que son immuabilité aux affres du temps qui passe ne laissait pas Enguerrand indifférent.Aux rencontres de sioule du dimanche, comme sur les chantiers, il avait remarqué qu\’il demeurait plus endurant que ses compagnons. Souvent, il s\’était expliqué, fièrement cette particularité par ses souches picardes… et l\’attention portée par Aliénor au choix des aliments, issus de la culture bio, garantis sans engrais chimiques, ni manipulation transgéniques…Mais à ce jour, cette explication en pouvait plus suffire, et notre héros sentait bien qu\’il lui fallait mener ailleurs sa quête pour comprendre le secret de sa jouvence. Il sentait bien aussi qu\’i leut été raisonnable d\’imputer sa jeunesse florissante au calice d\’Abraham… et cependant, quelque chose le retenait d\’y croire… se souvenant des mots d\’un trouvère occitan: "la religion est l\’opium du peuple"… et Enguerrand se souhaitait libre…Un jour de 1257, descendant la rue Froide, dans un brouillard celtique, il se sentit happer par une main de fer, et, surpris fut entrainé sans résistance dans une sombre taverne.Là, les manants et les gueux (racailles ?) de la ville cotoyaient les marins, et de sombres commerces se palabraient autour des tables, dans la crasse luisante, et l\’odeur acre des fûts de cervoise suintants.Sans qu\’il put protester, il se retrouva assis à la table d\’un homme, au visage caché par un capuchon de de feutre gris. Cet homme, étrangement lui rappelait Pierre, l\’Abbé de Saint Wandrille.FIN DE L\’EPISODE IX

  18. EPISODE X- Te souviens-tu jeune Enguerrand de la prophétie du chevalier Geoffroy à Amiens ? dit le vieil homme- Point ne parlerai sans que vous vous soyez présenté lui répondit le jeune homme- Pardonne mon incursion, je suis Merlin de Bretagne, et ai pris pour n\’être point reconnu l\’apparence de l\’Abbé Pierre, en cet hiver 1954- Euh.. nous sommes en automne 1257 grand père…- Quelle importance… je suis ici venu te rappeler à ton destin. Le jour où jeune Enguerrand tu as choisi parmi tant d\’autres richesses le calice d\’argent, c\’est le Graal lui même que tu choisîs. Epousant de la sorte son sort d\’elixir fertile, et de vie éternelle. Te voilà immortel…Affolé Enguerrand sentit son histoire se dérober sous ses pieds… Immortel… cela signifiait ne craindre jamais de mourir, se défaire de ces angoisses de finitudes qui nous névrosent et nous actent manqué… Immortel, tenir enfin en main tous les tenants et les aboutissants des mouvements humains… Immortel, Immortel… ça lui rappelait une ode inaudible de la courtisane Fabian…Eternel… cela signifiait aussi voir autour de lui vieillir et mourir sa tendre Aliénor, ses enfants… et puis leur descendance. Il se sentit affligé d\’une immense peine, résonnat dans ses entrailles, gonflant de larmes et de torpeur son coeur d\’homme de ce siècle..- Je ne veux pas, reprenez votre Graal allez jeter sur d\’autres cet affreux maléfice…FIN DE L\’EPISODE X[ Oyez lecteurs !!! nous approchons du dénouement !]

  19. RESUME DE L\’EPISODE PRECEDENT: Enguerrand, y s\’demand s\’il a pâ fé une konri grav\’ en axeptan le kalis de la morkitu.EPISODE XI- Te défaire hui du Graal jeterait sur ta descendance un méléfique sortilège: reprenant ce que Graal a donné, tu verrais périr un à un ta lignée.- Mais c\’était pas écrit dans le contrat s\’encoléra notre héros je vais de ce pas alerter Messire Julien Courbet…- Que nenni Enguerrand, dès le début, tout t\’était donné[arrête avec tes rimes en [é] !!!]A ces mots, la folie s\’empara de l\’âme d\’Enguerrand, cent jours, par monts et par vaux errant, il délaissa maison et bourgade de Caen[ t\’as fini oui !!!]Son malheur le plus grand était qu\’avec le temps son chemin se désunirait de celui d\’Aliénor. Ils n\’atteindraient jamais ensemble l\’age des seniors: retraités alertes et aisés… un jour, il la regarderait, sénile… de sa force de l\’âge… et puis viendrait la mort, qui le laisserait seul pour l\’horizon des temps…Cent jours durant ces pensées assaillirent son esprit, creusèrent son visage, assombrirent ses yeux, et ses cheveux hirsutes… ( petrol-ann, la solution qu\’il vous faut !)Un matin de grand froid, après une nuit de veille… Enguerrand cependant s\’en retourna chez lui…FIN DE L\’EPISODE XIGentes Dames, Gentes Damoiseaux, ici vous fut conté l\’épisode avant dernier.Antépénulitèmement vôtre…

  20. EPISODE XII – PENULTIEME – INTERDIT AUX MOINS DE 18 ANSC\’était une aube froide… l\’hiver n\’avait été plus rude depuis bien des calendes, de mémoire de normand…Terres gelées, disette et morsures du vent…Depuis le départ d\’Enguerrand, Aliénor, éperdue avait revêtu le noir habit de deuil, et confié ses enfants à ses parents, en province d\’Amiens… Elle l\’attendait, inlassablement…Mais quand ce jour de glace elle vit à l\’orée du jardin apparaître Enguerrand, son sang brûla d\’amour… et elle le rejoignit… Sans mot dire, ils demeurèrent ainsi, 48 heures durant, sans se désunir… à l\’orée du jardin, dans la bise et le froid…leurs larmes, et leur désir mêlés. Et cette ultime étreinte… scella dans l\’éternité leur destin malheureux.A l\’aube du jour suivant, le coeur d\’Aliénor de froid, s\’était endormi pour toujours…Enguerrand la contempla, un temps infini… s\’impregnant du dessin des courbes de son corps, chemins, tantôt le transportant, tantôt l\’attendrissant… La neige et le froid continuèrent, quarante jours encore.Quarante jours parant Aliénor de cristal… pour la nuit des temps……Enguerrand traversa l\’histoire, de guerre en guerre, de siècle en siècle…… On dit que quelque part dans un pays de glace, le corps d\’Aliénor brille encore, et qu\’un jeune homme, au charme ténébreux, térriblement troublant la visite parfois…Gentes Dames, gentes damoiseaux, si vous ne croyez pas à mon histoire, allez jetez un oeil au Kesskeucé n° 14… sein pointant d\’Aliénor, enrubanné de glace… FIN …………………………………………..L\’atmosphère de la matière de Bretagne (et mes restes… très lacunaires d\’ancien français !!!); Simone de Beauvoir et "Tous les hommes sont mortels"; Barjavel et "L\’enchanteur", Monthy Piton et "Sacré Graal" m\’ont accompagnée tout au long de ce feuilleton…

  21. C\’est magnifique eossienne! Tu l\’as sublimé, notre Kesskeucé 14! Merci et bravo pour ce récit de grande qualité. (Mais alors, c\’était le dernier épisode, et non le pénultième?)C\’est drôle, tu manies les anachronismes et les décalages avec une grande dextérité, mais en plus, la chute apporte une réelle surprise, et une émotion -si si, j\’avoue que j\’en ai eu les tétons qui se sont dressés- hihiihiii…Je te déclare grande gagnante de ce non-concours, et crois-moi, ce n\’est pas un titre que je décerne à la légère. BizzzzzzzzMooon

  22. Pénultième épisode, certes, parce qu\’il n\’y a pas de oint final à l\’histoire d\’Enguerrand, "victime" du philtre de jouvence, et d\’immortalité… qui sait, peut être appaaîrta-t-il à nouveau sur le blog.Quoi qu\’il en soit, merci pour ton compliment, j\’ai pris un réel plaisir à venir retrouver ici chaque jour les personnages de cette fiction (me v\’là en deuil moi maintenant !!!)Honorée d\’être adoubée gagnante du non-concours… ça me rappelle le non-anniversaire d\’Alice de au pays des merveilles… j\’adore !!!A bientôt Eossienne

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